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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 20:08

lorsque ton visage se glace

dans le lit que l'hiver a fait

quand dans la nuit de noire angoisse

les larmes tissent leur filet

 

j'invente en l'ombre des paroles

que mes doigts disent sur tes joues

à l'envers des sirènes folles

mon chant serein dit l'espoir fou

 

le grain se fera brin

le brin se fera branche

lundi sera dimanche

 

crois bien ce que tu veux

te promets qu'en sa fin

la branche sera feu

 

lorsque tu trembles comme feuille

dans l'automne mélancolique

quand et quoique mon amour veuille

vomissent les vents théoriques

 

j'invite à passer les orages

à voir plus loin que l'horizon

à retrouver le vert voyage

à regagner la vraie saison

 

le grain se fera brin

le brin se fera branche

lundi sera dimanche

 

crois bien ce que tu veux

te promets qu'en sa fin

la branche sera feu

 

lorsque suant les mauvais jours

au gris miroir de nos rivières

ta voie s'accable en longs détours

dans les lacets de la lumière

 

je veux pour remède à l'oubli

de simples guérir ton histoire

ce que ma bouche te publie

pas un château n'en fait mémoire

 

le grain se fera brin

le brin se fera branche

lundi sera dimanche

 

crois bien ce que tu veux

te promets qu'en sa fin

la branche sera feu

 

lorsque ce chant maigre soleil

t'aura rendu et coeur et cuir

transmets à d'autres la merveille

qui force le loup fol à fuir

 

et si par manque d'artifice

un trou de glaise me fait taire

ces mots continueront l'office

je les dirai dessous la terre

 

le grain se fera brin

le brin se fera branche

lundi sera dimanche

 

crois bien ce que tu veux

te promets qu'en sa fin

la branche sera feu

 

le grain se fera brin

le brin se fera branche

lundi sera dimanche

2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 13:53

Hélène Hélène

proie de Pâris

 

- il ne t’a pas piétiné le ventre

- il ne t’a pas craché à la gueule

- il ne t’a pas meurtri les jambes

 

et s’il t’a mordue, et s’il t’a griffée

ce ne fut qu’amoureusement

 

*

 

maintenant ton corps pourrit

belle Hélène proie putréfiée

on l'a déterré on l'a exposé

puis le Musée brûla - il gît sous le ciel

 

des oiseaux des rongeurs des insectes

t’aiment qui ne se gênent pas

 

les vautours ne se gênent pas

ils font leurs œuvres de vautours

et les rats et les scarabées

t’aiment pareil

 

*

 

où sont les princes qui vinrent jusqu’à Troie

te rendre à la Grèce

où sont leur force et ruse

le courage et la sagesse d’Ulysse et d’Achille ?

 

ils sont aimés comme toi

des vautours des rats des scarabées

et Pâris et Hector

 

les cadavres de Troie

les cadavres d’Athènes

le glorieux cadavre d’Europe

 

*

 

te ravir au ravisseur

s’il est amoureux des formes vivantes

est possible

à qui sont noblesse et vertu

 

mais contre les amoureux de la mort

on ne peut rien

 

*

 

(peut-être) un enfant se souvient

te revoit (peut-être) belle prisonnière

bande pour toi (peut-être) pour la première fois

se souvient (peut-être) des vers que le Maître imposa

 

qu’il redise alors Je veux

de la poudre et des balles

 

et tu seras sauvée

21 août 2011 7 21 /08 /août /2011 09:24

à l'envers des pages de mes romans ratés

tu écriras ta vie en livret d'opéra

des secrets où la nuit glisse sans s'arrêter

- c'est l'heure où bientôt l'engoulevent passera

 

tu écriras ta vie en livret d'opéra

chaque instant habitante d'une île plus vaste

- c'est l'heure où bientôt l'engoulevent passera

l'aube viendra qui les faux royaumes dévaste

 

chaque instant habitante d'une île plus vaste

qui contiendra le monde en l'océan Amour

l'aube viendra qui les faux royaumes dévaste

veuve, marche au combat - n'attends pas mon retour

20 août 2011 6 20 /08 /août /2011 10:47

n'a plus rien à dire

n'a plus rien à vendre

doux petit délire

envie de se pendre -

 

vent qui me balance

nuit je vous devance

suis repos léger

suis corps étranger

19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 10:46

larmes dans la chambre bleue

dehors soleil vent ciel bleu

terrible vent qui rend fou

terrible feu qui dévore

 

une angoisse serre mon cou

j'ai le poids d'un astre mort