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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 17:08

dans le parc les enfants

jouaient sous le ciel bleu

l'un escalade un mur

l'autre tire une corde

 

le troisième un bâton

à la main frappe l'air

ici le sable et là

coule un grand fleuve calme

 

- quand finira la guerre?

6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 17:05

ou c'est comme la nuit qui de la terre

monte comme un parfum ou un poison

engourdit les êtres dans le grand rêve

engloutit toute chose dans ses poings

 

prends possession de tout se tait attend

fait fermenter les passions de la veille

et voir les larges pays impossibles

boire le petit lait de notre mort

 

ainsi la parole s'infuse en moi

jusqu'à devenir poème jusqu'à

ce que le jour retombe comme un coup

de hâche au cou chef tranché me laissant

 

l'enfant de la nuit dormant dans mes bras

2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:01

c'est là tombé sur ton chemin et tu

ne peux passer outre c'est comme un roc

indestructible ineffritable et qu'il

te faut frapper de ta main la plus gauche

 

car on ne t'a pas donné de bâton

le bruit de ta main contre la pierre est

claquement sec de la langue au palais

comme si tu faisais parler la pierre

 

la pierre parle le chemin est libre

tu marches parlant une langue neuve

celle de la terre grasse sous toi

vers un pays qui porterait ton nom

 

tandis que de la pierre jaillit l'eau

30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 16:56

quand et où tu ne sais ne peux savoir

comme viendra ta dernière parole

quand et où la parole poétique

tombe et jaillit en toi de toi d'un autre

 

que ce soit dans la rue dans un désert

ce soit dans ta chambre ou à l'étranger

c'est là et passer outre est impossible

il te faut t'arrêter il te faut dire

 

(et quand ta femme ou les armées du diable

ou la nuit ou tous les volcans les rois

ne voudraient pas et quoi et l'ouragan

te faudrait t'arrêter te faudrait dire)

 

quelque chose du murmure de Dieu

7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 11:19

va savoir pourquoi, Charles

le gouffre dont tu parles

j'ai le même dans moi

 

le même abîme amer !

- mais pourquoi, Baudelaire

le mien est plein de joie ?