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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:26

ScannedImage-12

11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 18:24

ScannedImage-11la neige dernière.

 

danse d’ombres pensais-je

que ça doit faire sur la neige

le vol brouillon à la cime des branches

du grand chêne noir où les corbeaux font leur nid

 

je ne suis pas d’ici

je passe et j’admire la plaine

et tout là-bas la dentelle des monts

je dis le temps qu’il fait compte ceux qui s’en vont

 

neige encor – printemps blanc

est-elle assez venue, la neige ?

les voitures s’échouant hors des routes

la glace sur le lac qui piège le plongeur

 

le printemps est promis

un grand ciel bleu nous y fait croire

et les oiseaux qui naissent dans les arbres

et l’ombre des corbeaux sur les terres sans blé

 

je n’y crois qu’à demi

à demi j’en doute l’espoir

n’est pas de ma saison je rêve au marbre

du vieux tronc : les soleils m’y feront ressembler

10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 18:22

ScannedImage-10le lecteur.

 

il a 15 ans. soleil ou brumes
on le voit qui va dans la forêt.
là personne ne le voit plus. on dit qu’il fume.

il est parti un livre à la main pourtant.
ce n’est jamais le même:
tragédie, poème, roman.

il rentre au jour qui baisse.
ses yeux brillent, revenant
de cette messe avec le monde

entre les mots, les arbres
la blancheur des marges et les ombres
seul, loin de lui.

9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 18:19

ScannedImage-9là-bas les nuages.

là-bas les nuages élastiques
sous le vent et la lumière
font des formes fantastiques

le paysage d'hier
dont le ciel était pur
et l’horizon si bleu

ne nous faisait voir du monde vieux
que la claire infirmité:
une morne immensité

joie de la vive mesure
– la limite de ce mur de neige
cette opaque façade des brumes

la falaise où dans nos rêves
vient reposer un autre monde
où se lèvent des lumières

et plus noires, et plus blondes

8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 18:18

ScannedImage-8sur la colline grise.

la plaine a invité la brume
toutes les routes disparaissent
l'automne orange allume
sa lente mort sur la forêt lointaine

mon fils est devant je le pousse
il ne sait pas encor marcher
sur la colline grise
une pâle lumière glisse et pleure

en bas je lui montre les maisons
jaunes où les cheminées fument
il sait dire : je vois
on croirait de très vieux jouets qui brûlent

soudain l’enfant voulut marcher
je me suis adossé à l’arbre
voici son premier pas
loin de moi avant la chute et les larmes

j’ai cru des choses et des gens
que je ne crois plus désormais
il pleut – jaillit son rire
pourquoi ? je ne sais – peut-être le vent

je vois revivre mon enfance
et je sens mes cheveux blanchir
vieux regrets, joie réelle
– mon fils, que te bénisse l’eau du ciel

tu marches tu ris la nuit tombe
le brouillard vient noyer la plaine
l’arbre s’endort je rêve
d’une grande scène où jouer encore