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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 10:35

Alors on parle. On en parle. C'est un équilibre toujours recommencé. Dire ce qui est à dire, au moment où, le disant, déjà ça n'est plus.

Mais nous, sommes. Cela que ça dit aussi, dans la disparition des choses: nous sommes.

12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 10:25

C'est comme le funambule. Il est sur le fil, entre les Deux Tours Jumelles (pour de vrai, ça a eu lieu, il y a des photos). Il va, on peut dire: d'une Tour à l'Autre, d'un abîme vertical à l'autre - pas le même, un autre: comme d'une génération suivante, mais de même architecture absolument, d'après les mêmes plans euclidiens, orthogonaux: du Père au Fils, sur son fil de parole droite, il va; il marche sur le vide (c'est la mort, quoi), il marche sur Leviathan l'Invisible (toujours la mort, quoi), il marche sur nos eaux - nous, au fond des fonds, levant la tête, le regardant.

Pas mal qui souhaitent, dans l'autre abîme: au fond d'eux, qu'il se casse la gueule. Choie et les rejoigne.

De la Tour de la Logique à la Tour de la Vérité. Jumelles, les Tours, on a dit. Aujourd'hui effondrées. Ils disent.

Pourtant, toujours, en nous, sous les eaux du début, levant la tête: son image, on le voit.

Il passe, et c'est nous qu'il traverse.

11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 22:16

Puisque l'écran ne dit rien, on parle, on croit que c'est avec soi: même pas. On parle. Se disant: on parle, c'est déjà ça. Avec la foi (ce n'est rien d'autre) que ça finira bien par dire quelque chose. Si ce n'est soi, quelque chose en soi. Si ce n'est cette peut-être chose en soi, un qui lira -

Mais non. Sornettes.

On écrit déjà pour cette chose en soi qui est le Lecteur. Que je reconnaîtrai dans l'autre, quand il viendra, en vêtements blancs, me lire.

10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 22:12

Voilà bien des choses encore qu'il faudrait dire. Mais on est fatigués, hein? Le réel, ça fatigue. Ça tue, quoi. Tous les jours, ça tue. Par là qu'on vit. Dans cette zone. Où la mort. Où les choses. Qu'il faudrait dire, avant qu'on passe de leur côté, et qu'elles nous disent, elles, sans se priver, dans leur non langue, qui ne sait même pas dire: je tue.

9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 22:07

Mais aussi, si ce que vous me dites ne vient pas, n'est pas de vous - mais répétition d'un autre, mauvais mime, langue étrangère déguisée par, avec, dans votre langue, comment voulez-vous que je trouve le nom qui vous nomme, l'appel qui vous appelle, le cri qui vous tue, le rêve qui vous fasse, et tout l'amour, et la haine, tout ça de l'homme, pour vous vraiment, par moi vraiment, si tout ce que vous me dites, n'étant pas de vous, façonne pour mon visage un être qui n'est pas, un rien qui n'est pas mais que vous dites: vous.