Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 10:53

Dès lors on peut, on devrait, il faut s'interroger. Sur les pères taiseux, les mères mélancoliques, ce qui fait parler: l'alcool, le sexe, la mort, et les bêtes-qui-parlent que tout cela enfante. Pourquoi ils (tout cela) enfantent sinon les plus grands dans la parole (qui sont forcément les plus petits sur le théâtre des choses), des qui toujours ont alliance avec elle.

Ceux-là même qui portent en eux, jalousement, dans des ventres monstres des princes héritiers, toujours des premiers nés, toujours des mâles, sans cesse: dauphins de la Parole.

17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 10:48

Il dit des histoires, soit. Toute histoire ment, soit. Tout histoire reconstruit le monde qui n'est plus, ordonne un chaos désuet.

Donc: en toute histoire, la présupposition d'un ordre - même chez les tout petits malins qui disent: on va dire le désordre, juste rien d'autre, juré.

Blasphémateurs - menteurs véritables. Leur désordre est (fut) l'ordre de vous (nous), par vos (leurs) yeux secs, et brouillés.

Donc: choisir l'histoire, le mensonge (le fil), c'est enjeu de, les profanes nomment: Foi, Morale.

Qui raconte quoi. Quoi raconter du grand Quoi.

Que, et comment, sauver.

16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 10:43

Qu'on prenne Flaubert. Un exemple. L'exemple. L'athée authentique - c'est-à-dire, je ne ris pas, le croyant véritable. Qui croit, pour de bon (seule accroche, seule assise, seul sol sous ses pas, seul horizon et seul gîte - paradis seul) à: la bête-qui-parle - à: la parole-dans-la-bête-qui-parle. Et au silence mortifère, absolu, des choses.

Qui lutte.

Puisqu'il parle, lui.

15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 10:41

Ou.

Ou plus douloureux (térébrant, décomposant, nieur) sera le manque de paroles.

14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 10:36

Ainsi: plus y a de choses alors qu'il y a moins de paroles, moins nous sommes.

Plus y a de choses, plus faut de paroles.