Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2006 5 17 /11 /novembre /2006 14:28

et maintenant, poétesse Poésie, cela suffit, plus de mensonges, assez de dire et dire encore un monde qui ne demande plus qu’à être vu, léché par nos pupilles,

qui ne fait que sa montre sur tous les écrans – plats comme des trottoirs de la Cité Partout. La partouze est générale et

nous sommes sans voix dans la barbarie et le viol tranquille et permanent de tout ce qui est beau et pur, de la chair sainte :

l’on crache sur l’honneur d’être homme et sur l’honneur de l’honneur, la parole est cadavre, l’on se déguise et l’on s’amuse sans cesse de ses oripeaux

- lors, que ferons-nous, dites, frères ?

car dans les cris, qui entendrait notre amour ? puisse donc le silence se faire lutte et toi, folle beauté, soit notre arme :

retournons à la guerre ; non de gaîté de cœur et la fleur au fusil, la bouche pleine de slogans – mais simplement, allons, parce qu’il le faut,

et parce qu’on ne choisit pas son ennemi quand il nous a choisis, déjà

allons, sans nous réjouir du combat. mais que le combat, lui-même, soit la joie

- lors, que ferons-nous, dites, frères ?

la guerre, donc

elle se composera de plusieurs actes – acte I : ne plus jouer la comédie : nous avons froid réellement, de ce froid qui, dans la mort de toute chose, est notre présent mais

nous sommes vivants

acte II : vivre, acte III : vivre, acte IV : vivre, acte V : vivre

- lors, que ferons-nous dites, frères ?

je dis : à nous deux, la vie vraie

que les ânes gardent la lyre à la patte, nous nous sommes jà entaillés la poitrine pour loger la musique entière

- lors, que ferons-nous, dites, frères ?

je dis : nous chanterons - voici que nous venons vous annoncer une grande nouvelle : la réalité

la réalité trois fois sainte et simple, la magnifique

voici que nous vous annonçons la révolution très ancienne et le retour à l’ordre du grand univers

NON JAM DICERE : FACERE

16 novembre 2006 4 16 /11 /novembre /2006 17:47

au-delà, (toiles superposées - huile, feu, or) juin 2006

15 novembre 2006 3 15 /11 /novembre /2006 08:05

ô les cœurs aveugles dans les ténèbres voraces !

 

 

 

 

 

 

et comment se consoler de ce manque de lumière ?

-         non ! ne te console pas, ne console personne,

pour ce qu’il n’est pas de consolation.

 

 

 

 

 

 

Mais cherche la langue de la douleur.

14 novembre 2006 2 14 /11 /novembre /2006 12:11

ces visages de glaise ne dirent pas tout

du souffle qui les traversa le premier matin

ils ne dirent rien

 

 

 

 

 

 

ce faisant, ils passaient leur vie

ajustant cette corde d’oubli

à leur cou

13 novembre 2006 1 13 /11 /novembre /2006 09:16

 

il attendait le salut bienfaisant de la pluie,

l'espérant comme le pécheur en son péché

du vice l'oasis après, morne désert traversé,

bien des vertus.

 

la pluie vint, tombant à grosses gouttes,

bien lourdes, une pluie chaude, amère.

il était là, dessous, dansant au baptême néfaste

- ainsi recevant du ciel gris son dû, sa peine et son salaire.

 

et restant trop longtemps sous l'eau battante,

les cieux généreux offrirent au mécréant,

prix de la mauvaiseté patiente,

la grâce du suicide en une noyade lente.

 

c'est alors qu'il connut, noyé vraiment

sous l'eau bonne et lui-même entièrement plein

jusqu'en son ventre, ses poumons, ses veines

de l'eau céleste et limpide et claire 

 

que le ciel se vidant pour lui l'avait coulé dedans son sein

et que, pour le faire même et autre, le Ciel Océan avait empli comme une outre

du liquide vital de la vie son vide, aride, sec néant

jusque pour aujourd'hui le rendre, lui naguère bois mort, élément de l'eau.