Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 09:13

oui : les batailles furent nombreuses

et les crimes immenses

nos cités furent malheureuses

et la nuit fut plus dense

 

 

mais

nous sommes

encore

vivants

29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 22:20

Madeleine des Rameaux

contemple à travers les ramées

le spectacle du vent

 

jeu de lumière entre les branches

valse du ciel et du soleil

l’esprit souffle et veut et va

 

il vient, c’est vrai, d’on ne sait où et

c’est beau dans le ciel le ciel bleu

ce vent fou

 

- ô souffle frais, esprit d’éveil

qui tout avive, accroît et meut, ô paraclet

qui tout sauve, qui tout aime et recrée  

 

elle voit, Madeleine, le petit dieu là,

qui parle et s’enfuit,

et qui se tait

 

elle boit, Madeleine, le doux silence

et le beau bruit

que cela fait :

 

geste vaste, ample, invisible,

qui nous promène – des traces vierges précédaient

cette marche – et le vent fouettait, fouettait

 

- ô souffle frais, esprit d’éveil

qui tout avive, accroît et meut, ô paraclet

qui tout sauve, qui tout aime et recrée 

 

le vent crie presque ses secrets

dont on ne sait le fruit

- pour ça pourtant ne faut que le savoir des simples

 

nous l’entendîmes un peu, la promesse hurlante du vent:

que le vent rien d’autre ne soit que notre vie,

et en nous la sourde saveur de vivre comme le vent ainsi

 

nous allions donc ce jour, âmes pleines,

dans cette promesse même, devant la fontaine

où paissent de beaux et vieux ânes

 

- ô souffle frais, esprit d’éveil

qui tout avive, accroît et meut, ô paraclet

qui tout sauve, qui tout aime et recrée

 

 

 

 

et Madeleine a caressé les ânes

qui ont des yeux immenses

et du gris toute nuance 

 

ils sont doux, ils sont bons, les ânes

l’enfant déjà le sait, la jolie qui n’a qu’un mois

et une sainte semaine

 

partout toujours la grâce, autour des animaux petits

autour des petits hommes, en toute bête multiplie

ses passages larges, larges

 

- ô souffle frais, esprit d’éveil

qui tout avive, accroît et meut, ô paraclet

qui tout sauve, qui tout aime et recrée  

 

alors encore elle a, Madeleine,

observé le jeu des branches

plus violent dans le soir vite violet

 

tout est secoué, tout penche

mais Madeleine tranquille s’endort

joyeuse : le jour est passé bien généreux

 

puis maintenant la nuit vient doucement – bientôt

le mois de mai, on le voit au soleil qui meurt

et luit encore

 

- ô souffle frais, esprit d’éveil

qui tout avive, accroît et meut, ô paraclet

qui tout sauve, aime et recrée  

 

et la nuit noire, et notre fin : Madeleine

profondément dort. la joie n’est pas

éteinte encore

 

voici le temps de la prière :

le long de ce jour simple

tout fut don

 

- merci mon Dieu

pour le Bon Dieu

qui est bien bon

28 janvier 2007 7 28 /01 /janvier /2007 21:25

                                     

 la stérilité, juin 2005

25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 15:22

la joie

 

n'est pas

 

comestible:

  

 

prenez, 

 

et mangez-en

 

tous

20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 11:14

jeune homme, il disait : j’ai le désespoir

comme d’autres disent – j’ai la foi

 

il a vécu parmi les hommes,

jusqu’au bout.

 

 

on ne lui a pas sculpté de statue.

on a oublié son nom.

 

 

il a vécu ; c’était un saint.