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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 23:14

une ligne à peine noireune ligne à peine noire.

 

bleu de la nuit

bleu de la montagne

 

qu’une ligne à peine noire

qui sépare

la matière de l’une

de

la matière de l’autre

 

qu’une ligne

entre espace et roche

que le regard suit

 

qu’il l’oublie !

et l’on escaladera le ciel

et la nuit pèsera plus lourd

immense tombe sur nos âmes

 

on mourra fou

on mourra fou

on ne tiendra pas

 

si on oublie le regard

si le regard nous oublie

29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 23:14

une serpenteune serpente.

 

je sens

qu’une serpente

dans ma tête a éclos

serpente dans ma tête

 

un vert et beau chagrin rampe

un vieux remords ondule

 

mords ma cervelle

dévore-la, ma belle

grandis, et fais

en moi ta mue

 

ton mal a bon goût

et ton venin m’amuse

toi qui rêves de serrer mon cou

toi que mon cœur vivant tue

28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 23:12

mes yeux mes yeuxmes yeux mes yeux.

 

mes yeux mes yeux

étaient bien secs

 

le tonnerre éclata

je ne vis pas avant de foudre

 

le ciel est bon

qui pleure

pour moi

28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 23:04

germes

27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 23:03

serpentsserpents.

 

mille et cent serpents

dans mon coffre

s’accumulent

 

(vaille que vaille je roule

sans retourner la tête)

 

mille et mille et cent

serpents se déroulent

sifflent et se dressent

 

(vaille que vaille je roule

sans retourner la tête)

 

bruits de caresses glacées

de papiers froissés bruits de

faux aiguisée

 

(vaille que vaille je roule

sans retourner la tête)

 

leurs langues fourchues

veulent mordre ma nuque

qui souple s’offre

 

(vaille que vaille je roule

sans retourner la tête)

 

leurs petits souffles veules

leurs sifflements mauvais

rayent l’air et me raillent

 

(vaille que vaille je roule

sans retourner la tête)

 

alors je sors de

mon véhicule l’asperge

d’essence et le brûle

 

silence des flammes

flambant les serpents

calme derrière moi

face à moi la joie

la joie le grand feu

en les éclatant apaise

les mille minces

yeux de braise.