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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 09:35

"   Ce qui frappe chez ceux qu'on peut appeler les Néoromantiques, et parmi eux surtout: chez Aurélien Delsaux, c'est, comme chez Hugo, une grande diversité de formes et de tons, un intérêt pour tous les genres et pour leur mélange (notamment chez Delsaux, la quasi fusion parfois entre écriture, arts plastiques et arts vivants); c'est, par exemple en poésie, la largeur du spectre qui va du lyrisme corseté dans des vers fixes, au poéme épique en prose, en passant par la charge politique en versets ou vers libres.

   On passe ainsi, d'un seul souffle, de la contemplation au combat, et partout les puissantes voix de la Nature, et partout les forces divines, tragiques - et toujours la voix faible de celui qui tient bon."

 

Arnaud Lesélieux, Le Néoromantisme: Delsaux, Houellebecq, Carrère, Boyer, p. 277, éditions du Vaste Monde, février 2010.    

16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 16:21

sur les épaules un poids de glaise

fausse sensation de crever

 

au-dessus l'hiver et le gel

la terre est chaude mon coeur bat

 

j'entends tous vos pas lourds et lents

qui fiers vont modeler le vide

 

j'ai la bouche pleine de terre

je crie plus fort que vous

 

Mise en musique et interprétation de ce poème par François Guillon (en cliquant sur ce lien)

15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 09:28

"De la création d'un Ministère de l'Identité Nationale, à la stigmatisation-expulsion-punition collective des Roms, en passant par les nationalités conditionnelles de seconde zone, se dessine en France un effondrement éthique d'une ampleur sidérante. Une indécence majeure qu'aucun bénéfice politicien ne saurait justifier.

De très vieilles ombres sont de retour et nous fixent sans trembler."

13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 11:40

je lis l'Aiglon d'Edmond Rostand

le destin triste du fils Bonaparte

il ne fait pas beau temps

- je veux voir les hirondelles qui partent

 

dans les tilleuls certaines dansent

rassemblement sur le fil électrique

l'ordre a son élégance

- Bonaparte aima le climat d'Afrique

 

petit enfant j'en comptais mille

aujourd'hui le vent souffle la pluie gicle

combien en reste-t-il ?

- l'Aiglon, je crois que c'est la fin d'un cycle

 

le vent du Sud est leur seul chef

je guette leur envol à la fenêtre

l'été a été bref

- de très vieux empires vont renaître

13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 11:38

mourir

être seul

ne pas avoir de réseau

ne pas avoir d’ami

mourir

qu’on ne m’aime plus

ne pas avoir le bac

tout rater

écrire

vivre dans un endroit où mon portable ne capte pas

la mort

perdre quelqu’un

mourir