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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 09:48

voilà combien de semaines

que l’orage nous tournait

autour éclatant par salves

le soir on vit une pluie

d’éclairs battre la rue vide et noire

 

quand rarement le soleil

se montrait toujours l’orage

était là qui menaçait

dans ce printemps suspendu

la promenade était impossible

 

les nuages s’en allèrent

nous rendant les meilleurs jours

où l’on cueille les fruits rouges

ces jours lumineux et longs

où l’année entière est justifiée

 

oui sauf que l’orage est là

toujours fauve noir en cage

il nous a élus il tourne

en rond dans nos cœurs qui sont

pleins de grondements et de lueurs

15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 09:16

bons souvenirs pâte de coing forsythias roses

jardin de mes parents nymphéas chemins noirs

amis et jeux au fond de moi je vous retrouve

 

comme un ticket de la saison passée au fond

de l’épais manteau qu’on remet quand le frimas

s’impose quand le premier gel nous mord la peau

 

je serre secrètement ce ticket froissé

valable à quel guichet maintenant je ne sais

 

je peux marcher dehors je ne crains plus ma nuit

je me tais parce que le spectacle commence

8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 09:42

quand la joie t’assaille et t’exile hors la parole

et que tu ne sais plus ce que tu fais sur terre

connais-tu

 

quand ton drap sec emprisonnant le seringa

un rêve d’automne te prend où tu es seul

connais-tu

 

quand l’œuvre veut tes mains et vient comme ton chat

se frotter tandis que tu ne veux que le vent

connais-tu

 

quand le nœud de ta vie pauvre parure que

tu accrochas aux lobes inconnus te lâche

connais-tu

 

quand la salamandre écrasée le nid détruit

mettent le goût de la destruction dans ta bouche

connais-tu

 

quand tout te justifie et tout te dépossède

quand la ville brûle et que tu ne trembles plus

connais-tu

1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:48

à ceux qui voudraient nous empêcher

de parler en premier du printemps

prétextant la lutte et tous les cris

qu’il faut ici pousser pour survivre

à ceux qui prendraient nos poèmes

pour mauvais opium et pavot blet

nous dédions déjà le dernier chant

du dernier roitelet

25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 09:47

la misère / l’impatience

pour qu’en vérité tout bascule

pour que la pesanteur nous sauve

pour que l’ordre oublie l’apparence

pour que l’équilibre enfin craque

du bon côté j’ai déposé

sur le plateau de ma balance

mieux qu’un poème une pivoine