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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 13:51

   "En effet, ce qui témoigne pour le chef-d'oeuvre classique, est-ce pas, malgré la clarté parfaite de la forme, cette irréductible ambiguïté du sens, au-delà la somme toute banale pluralité des sens présents dans l'oeuvre? Le lecteur, à chaque page, subit l'obscur éblouissement, et garde dans l'âme cette tache noire, qui demeure longtemps dans l'oeil de qui a regardé le soleil en face.

   C'est ainsi qu'il faut entendre ce que nous écrivîmes en ouverture: tout chef-d'oeuvre est ambigu - non parce qu'il nie la vérité, mais parce qu'il nous l'offre comme un astre si clair et si brûlant, que nous ne pouvons la redire qu'en la bredouillant, les yeux fermés; si bien que nous ne sommes même plus sûrs d'avoir vu ce que nous vîmes; si bien que loin de définir les contours de l'astre, nous ne pouvons que parcourir  le cadastre de cette ombre en nous. Et cette trouble nuit nous enchante."


Elie de LANSUREAUX, L'Illusion classique, Première partie, éditions Bacchantes, 1957.

30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 10:57

parcelles8.JPG

 

parcelles / 8, huile sur toile, janvier 2011.

29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 10:53

parcelles7.JPG

 

parcelles / 7, huile sur toile, janvier 2011.

28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 22:00

d'autres mots parlent

en nos paroles

ne t'en fais pas

 Rimbaud va bien

 

 

cervelle folle

dis ce que dois

pleure à voix basse

Lara Lara

 

dans la nuit rouge

et solitaire

une île entend

tes vers fêlés

 

piteuse fièvre

 brûle sans fin

l'orfèvre alcool

sculpte ma faim

 

bois-moi d'un coup

bois tout de moi

présence bleue

miséricorde

 

coeur débraillé

rhabille-toi

l'aube te raille

prince défait


soleil soleil

rends-moi mon ombre

et la caverne

où peindre vrai


l'astre dans l'eau

brille pareil

la main baisée

n'a pas tout dit

27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:50

déjà - le jour de la résurrection s'achève

la nuit s'enroule autour de chaque cou

phares au loin - c'est lui - souffle froid les freins crissent

salut - tu ne l'as pas raté - salut

 

assis des inconnus fument se branlent dorment

reflets à la fenêtre - foutre nuit

contre un bagage on rêve à sa destination

à d'autres trains d'autres bras d'autres vies

 

longtemps se recommence l'écorchant trajet

puis passe une voyageuse qui sait

à la même heure éplorée aux mêmes chansons

son écho ses yeux consolent font croire

 

à la résurrection