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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 14:22

que pleurent les mères

proies inconsommées

 

que pleurent les filles

proies inconsolées :

 

toi prends ton couteau

entre tes dents blanches

 

arrache de rage

la vie qu'on te prend

 

que coule le sang

de blancs méchants pitres

 

- et dis au vent noir

où perle l'orage

 

dis aux nuits de craie

dessinant la peur

 

aux grands loups solaires

tes frères de lait

 

dis l'inverse vrai

du sucre extincteur

 

DON'T BE COOL
DON'T BE HAPPY

21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 11:19

C'est pourquoi on peut s'en tenir là.

20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 11:01

Car Augustin a raison. N'y a que le présent: le souvenir, et la peur et l'espérance - tout ça n'est que dire.

19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 15:23

Ce que je vous souhaite, petits enfants, c'est le dire.

Que par le dire vous soyez incarnés; avec, transfigurés; et, quand le mauvais silence en vous parfaitement sera terrassé, dans (du Funambule, du Lecteur) le dire, déjà, ressuscités.

19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 15:16

Si.

Si (ce n'est pas une hypothèse - c'est une formule) il est non une incapacité mais une involonté proprement misérable (qui provoque en moi la pitié et le dégoût) c'est celle, de ceux-là qui pourtant en ont le moyen, à ne pas oser - je ne dis pas: bien dire, mais seulement: dire. Par fausse politesse, fausse pudeur, atavisme des singes taiseux. Ils croient, usant de la langue, pouvoir être compris sans, usant la langue, se faire comprendre; ils croient exister sans paroles.

Ils s'enterrent déjà dans le règne des objets.