Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 18:52

Chanson que nous chantâmes lors de notre dernière "Conférence Complètement Contemporaine" (dixième édition dont la dernière représentation aura lieu le 11 avril à Nivolas-Vermelle). On m'a demandé de publier les paroles, les voici.

J’ai plus de souvenirs que si j’avais mille ans

J’ai défié tous les dieux, j’ai libéré Milan

Poing levé et sein nu, j’ai pris des barricades

Je hais les faux accords et j’aime l’engueulade

 

Je suis l’esprit moqueur, je suis la gueule ouverte

Gavroche au sang mêlé qui rit de la gross’ Berthe 

Je suis Roland debout quand dort l’arrière-garde:

Je sonne du dessin aussitôt que ça barde -

 

Je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie

 

Je peux d’une colère inventer des chansons 

Je peux montrer mon cul en toutes les saisons

Je sais lever le poing, je sais avoir la gerbe

Je sais tendre la main et je sais dire merde

 

Mauvaise herbe et bon grain, sans vos bonnes manières:

Je ne sais pas me taire - c’est la faute à Voltaire

De Monsieur Robespierre et de saint Pierre de Rome

Je suis la fille aînée: je n’ai peur de personne

 

Je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie

 

Je suis le fin Molière, le grossier Rabelais

Je traque la bêtise à grands coups de balais

Mes farces dans les siècles ont fait jouir l’Histoire

De grands autodafés j’ai aussi la mémoire

 

Je suis universel depuis quatre-vingt neuf

Je suis la vieille vigne et je suis le vin neuf

Je ris à vos médailles et je ris à vos barbes

Car je suis Cyrano, Hugo, Rodrigue - et Charb

 

Je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie

 

Le rouge du drapeau le premier se déchire

Mais quand nous disons NOUS: qu’il est beau l’avenir!

Quand on croit tout fini, un rouge-gorge chante:

Un rêve de cerises soudain nous enchante

 

Je suis la Marseillaise qui fait le tour du globe

Le poète en exil, le gaulois qui dit zob

Je suis parce que je pense, je pense parce que je ris:

Rira bien qui rira jusqu’à vaincre la Nuit.

 

Je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie, je suis Charlie

19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 16:09
pour J-B. B.
 
elle n'est pas morte la tendresse
l'hiver a eu beau la serrer 
dans le gel gris de ses grands bras
 
les oiseaux reviennent tu vois
les oiseaux les enfants les hommes
 
la mauvaise herbe à arracher
réclame une patience folle
 
plus long le temps pour en connaître la vertu
plus long le temps pour en admirer la beauté
 
et j'ai revu sur mon chemin

celui qui a chanté la neige 

avec sa voix de grand soleil
2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 07:44

la révolution dont le monde a besoin

sera sensible

ou ne sera pas

20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 23:33

il est temps qu'il vienne

le joyeux bordel

20 décembre 2014 6 20 /12 /décembre /2014 13:42

C'est quand dans la croissance du péril croît aussi l'indifférence au péril, que l'homme s'affadit, s'abêtit - redevient sanglier. Plus de résistance contre l'invasion de troupeaux de porcs en l'âme. Laide métamorphose. Comme je peine à la décrire. Un roman suffira-t-il?