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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 16:55

vaste fenêtre de cette salle de fête
où pour célébrer les noces d’or nous mangeons
en chemin de printemps Margit a caressé
la très neuve douceur aux feuilles d’un vieux tremble
sur la colline souabe dort un vieux château

au mur figure un grand fossile de poisson
disparu dont la roche ocre à jamais figea
l’empreinte étrange d’une dernière nage
ce roi pour délivrer Jérusalem des Maures
et du péché son âme a pillé tué détruit

des voix sans méchanceté me font la légende
les souvenirs puissants des vieux amoureux
remontent fragilement de ma bonne enfance
francs rires larmes noires de mes Allemagnes
la vie les morts Danke ce poème d’Hellfried

la mer ici mugissait recouvrait ici
le paysage et ce monstre nageait ici 
y a des millions d’années
- L’IMMENSE AMOUR N’EST RIEN
me chante doux amer le vin blanc d’Esslingen
- UN NÉANT DANS LA BOUCHE ÉTERNELLE DU GOUFFRE

*

bats plus bas ne te tais pas cœur soûl cœur têtu
murmure jubile cœur fou dans sept fois sept
milliards d’années cette petite étoile double
soumettra grandes puissances terrassera
immenses monstres sept fois sept milliards de fois

une douceur de soie aux feuilles du vieil arbre

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