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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 09:00

"Plus tard, j'ai compris que les Russes, dont la vie est morne et misérable, trouvent dans leurs chagrins une distraction. Comme des enfants, ils jouent avec leurs malheurs dont ils n'éprouvent aucune honte.

Dans la monotonie de la vie quotidienne, le malheur lui-même est une fête et l'incendie un divertissement. Sur un visage insignifiant, même une égratignure semble un ornement."

Maxime GORKI, Enfance, fin du chapitre X, 1914.

Il faudrait recopier ici tout le premier chapitre, l'enterrement du père. Et toutes les pages où se révèle la bonté de la grand-mère, qui m'ont ébloui, me rappelant les cinquante premières pages des Misérables, la description de Mgr Myriel. Ecrire la bonté sans miévrerie est difficile. Mais quelle lumière et quelle paix quand c'est réussi.

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