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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 14:27

irréel

et pourtant bien réel

le bleu de la gorge du paon

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Aurélien Delsaux
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8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 14:05
Coming soon
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Aurélien Delsaux
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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 14:28

CALPURNIA :

Caesar, I never stood on ceremonies,

Yet now they fright me. There is one within,

Besides the things that we have heard and seen,

Recounts most horrid sights seen by the watch.

A lioness hath whelped in the streets;

And graves have yawn'd, and yielded up their death;

Fierce fiery warriors fight upon the clouds,

In ranks and squadrons and right form of war,

Which drizzled blood upon the Capitol;

The noise of battle hurtled in the air,

Horses did neigh and diving men did groan,

And ghosts did shriek and squeal about the streets.

O Caesar ! these things are beyond all use,

And I do fear them.

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Aurélien Delsaux
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 14:05

CASSIUS :

You are dull, Casca, and those sparks of life

That should be in a Roman you do want,

Or else you use not. You look pale and gaze

And put on fear and cast yourself in wonder,

To see the strange impatience of the heavens :

But if you would consider the true cause

Why all these fires, why all these gliding ghosts,

Why birds and beasts from quality and kind,

Why old men fool and children calculate,

Why all these things change from their ordinance,

Their natures and preformed faculties,

To monstrous quality, why, you shall find

That heaven hath infused them with these spirits

To make them instruments of fear and warning

Unto some monstrous state.

Now could I, Casca, name to thee a man

Most like this dreadful night,

That thunders, lightens, opens graves, and roars

As doth the lion in the Capitol,

A man no mightier than thyself or me

In personal action, yet prodigious grown

And fearful, as these strange eruptions are.

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Aurélien Delsaux
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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 22:29

    Le premier péché est comme une mouche tombée dans le lait.

 

    Penché sur lui pour boire son âme fraîche, on est révulsé de dégoût. Puis l’oeil s’habitue et se prend de curiosité pour la bête. Comment est-elle tombée là, pourquoi flotte-t-elle, pourquoi ne coule-t-elle pas, est-elle encore vivante ?

 

    Le deuxième péché, on le provoque quasiment - par amour de la symétrie. 

 

    Qu’est-ce qui provoquera le troisième, sinon la tentation de retrouver le goût du dégoût premier, le souvenir qu’il n’y a de beau bouquet que dans l’harmonie impaire des fleurs, quand bien même ce seraient fleurs du mal.

 

    A la quatrième mouche, on est déjà parfaitement habitué, et à la centième, on se souvient trop tard qu’on voulait se nourrir de bon lait frais et crémeux, et on n’a plus qu’une soupe noire à se mettre dans le ventre -

 

    A moins que ne passe un Christ en notre cuisine avec son écumoire de miséricorde.

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Aurélien Delsaux
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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 10:39

Ainsi parle le Seigneur :
    Partage ton pain avec celui qui a faim,
accueille chez toi les pauvres sans abri,
couvre celui que tu verras sans vêtement,
ne te dérobe pas à ton semblable.
    Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche.
    Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »
Si tu fais disparaître de chez toi
le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
    si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,
et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres
et ton obscurité sera lumière de midi.

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Aurélien Delsaux - dans choses lues
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 22:12

tu as cherché longtemps

longtemps tu as rêvé 

longtemps tu as erré

longtemps tu n’as pas cru

longtemps tu as trop cru

et d’un mirage à l’autre

 

et bien que sédentaire

rasé repu ravi

au fond du canapé

tu fus le voyageur

tu fus le grand voyeur

tu es l’inconsolé

 

l’agence de voyages

ne t’a jamais menti

tout fut pour ton repos

et ta récréation 

te plaisant à mourir

tu en eus pour tes sous

 

que cherchais-tu alors

sinon une chanson

jamais par toi apprise

sinon la vraie prière

pour réparer ta vie

sinon la vraie maison

 

tu achetas logis 

où tout refaire à neuf

chaque pièce et ton coeur

et la tapisserie

mais ce n’était pas ça

où la vie nous exige

 

où l’obstacle et le manque

où la pierre est sans mou

et la pelletée franche

où la banque se tait

quand l’oiseau dit son nom

où l’oiseau est l’oiseau

 

où l’on meurt comme on doit

avec de gros regrets

et de puissants mercis

de la poussière au cul

l’écran plein de salive

trinquant au bel oubli

 

au bord d’un bois tranquille

la ville était bien loin

tu achetas un pré

pour y scruter la biche

creusant tes fondations

en de solides sables

 

tu comptais sur la croix

au-dessus d’un bon lit

pour bénir tes gros murs

et tes contrefaçons

et gras de nuit ton chien 

tes amis impeccables

 

la vie n’y était pas

tu défis tu refis

bâtis une cabane

en un cube de branches

que tu calfeutras de

ta propre humilité

 

la vie n’y était pas

tu achetas la tente

où dieu le soir viendrait

boire un thé à la menthe

et te dire quoi faire

et te dire où aller

 

la vie n’y était pas

tu achetas semaine

tu achetas chemise

pour ne prendre rien que 

pour faire au rythme juste

sans valise qui boite

 

la vie n’y était pas

tu te fis fou enfin 

tu déchiras ton père

tu crachas sur tes cendres

tu vendis ta cervelle

tu te mordis les mains

 

tu creusas un grand trou

où t’enterrer vivant

du siècle éclos en toi 

tu retrouvas les morts

habitant des racines

habitant des bourgeons

 

aujourd’hui lève-toi

ainsi dit l’écriture

et tu te relevas

plus crasseux que la crasse 

aujourd’hui tu ne sais

où le trou où la vie

 

où que tu sois c’est là 

que l’air soit pur ou manque

aujourd’hui tu le sais

quand le loup te regarde

de ses grands yeux de loup

et l’arbre de ses feuilles

 

et le premier qui passe

enfin tu le regardes

et ça brûle plus que

le soleil le soleil

tu te reconnais là

jusqu’au bruit des moteurs

 

et toi enfin tu vis

sur l’aire d’autoroute

où s’en allaient les mêmes

sans vouloir embarquer

ta très veuve guenille 

ton déguisement neuf

 

et toi enfin tu vis

au miroir d’une flaque

que l’orage laissa

beau rond ticket d’entrée

qui tombe de sa poche

à la fin du spectacle

 

et toi enfin du vis

à la fin du spectacle

le spectacle commence

la maison que tu es

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Aurélien Delsaux
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 15:56

poète celui 

qui dit non

sans tuer personne

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Aurélien Delsaux
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 18:47

toutes les heures ont sonné

où tu attendais de trouver

femme travail maison enfants

maintenant il faut maintenant

il n'y a plus qu'à vivre vivre

 

mais si dans chaque heure sonnée

auparavant tu n'as plongé

en vie comme au lac de Viviane

respirant au palais tranquille

quotidiennement respirant

 

au tout profond de l'ordinaire

entouré de la mort liquide

risquant chaque jour d'étouffer

comme à la fin du sortilège

si l'oeil refusait le miracle

 

tu pourras compter tes trésors

entasser les jouets d'enfants

tu pourras gonfler jouir mais

tu te noieras cul sur la berge

une meule sèche à ton cou

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Aurélien Delsaux
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 09:19

les mots ce sont des mots

une balle une balle

poètes et soldats

ne sont pas mêmement

armés et leur courage

n'est pas le même mais

le poète a sa place

il sait sa faiblesse et 

son risque il sait ce que

peuvent les mots et ce

n'est pas rien loin de là

il ne demande pas

à d'autres de tirer

à son signal son vers

vise ou manque sa cible

seul parfois on le tue

 

quant à vous qui jetez

du haut de vos tours mots

formules maléfices 

pour que d'autres que vous

tirent turent blessent meurent

soyez maudits c'est tout

que pas un homme ne

vous fasse jamais du

mal vous blesse ni tue

soyez maudits c'est tout

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Aurélien Delsaux
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