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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 10:39

Ainsi parle le Seigneur :
    Partage ton pain avec celui qui a faim,
accueille chez toi les pauvres sans abri,
couvre celui que tu verras sans vêtement,
ne te dérobe pas à ton semblable.
    Alors ta lumière jaillira comme l’aurore,
et tes forces reviendront vite.
Devant toi marchera ta justice,
et la gloire du Seigneur fermera la marche.
    Alors, si tu appelles, le Seigneur répondra ;
si tu cries, il dira : « Me voici. »
Si tu fais disparaître de chez toi
le joug, le geste accusateur, la parole malfaisante,
    si tu donnes à celui qui a faim ce que toi, tu désires,
et si tu combles les désirs du malheureux,
ta lumière se lèvera dans les ténèbres
et ton obscurité sera lumière de midi.

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Aurélien Delsaux - dans choses lues
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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 22:12

tu as cherché longtemps

longtemps tu as rêvé 

longtemps tu as erré

longtemps tu n’as pas cru

longtemps tu as trop cru

et d’un mirage à l’autre

 

et bien que sédentaire

rasé repu ravi

au fond du canapé

tu fus le voyageur

tu fus le grand voyeur

tu es l’inconsolé

 

l’agence de voyages

ne t’a jamais menti

tout fut pour ton repos

et ta récréation 

te plaisant à mourir

tu en eus pour tes sous

 

que cherchais-tu alors

sinon une chanson

jamais par toi apprise

sinon la vraie prière

pour réparer ta vie

sinon la vraie maison

 

tu achetas logis 

où tout refaire à neuf

chaque pièce et ton coeur

et la tapisserie

mais ce n’était pas ça

où la vie nous exige

 

où l’obstacle et le manque

où la pierre est sans mou

et la pelletée franche

où la banque se tait

quand l’oiseau dit son nom

où l’oiseau est l’oiseau

 

où l’on meurt comme on doit

avec de gros regrets

et de puissants mercis

de la poussière au cul

l’écran plein de salive

trinquant au bel oubli

 

au bord d’un bois tranquille

la ville était bien loin

tu achetas un pré

pour y scruter la biche

creusant tes fondations

en de solides sables

 

tu comptais sur la croix

au-dessus d’un bon lit

pour bénir tes gros murs

et tes contrefaçons

et gras de nuit ton chien 

tes amis impeccables

 

la vie n’y était pas

tu défis tu refis

bâtis une cabane

en un cube de branches

que tu calfeutras de

ta propre humilité

 

la vie n’y était pas

tu achetas la tente

où dieu le soir viendrait

boire un thé à la menthe

et te dire quoi faire

et te dire où aller

 

la vie n’y était pas

tu achetas semaine

tu achetas chemise

pour ne prendre rien que 

pour faire au rythme juste

sans valise qui boite

 

la vie n’y était pas

tu te fis fou enfin 

tu déchiras ton père

tu crachas sur tes cendres

tu vendis ta cervelle

tu te mordis les mains

 

tu creusas un grand trou

où t’enterrer vivant

du siècle éclos en toi 

tu retrouvas les morts

habitant des racines

habitant des bourgeons

 

aujourd’hui lève-toi

ainsi dit l’écriture

et tu te relevas

plus crasseux que la crasse 

aujourd’hui tu ne sais

où le trou où la vie

 

où que tu sois c’est là 

que l’air soit pur ou manque

aujourd’hui tu le sais

quand le loup te regarde

de ses grands yeux de loup

et l’arbre de ses feuilles

 

et le premier qui passe

enfin tu le regardes

et ça brûle plus que

le soleil le soleil

tu te reconnais là

jusqu’au bruit des moteurs

 

et toi enfin tu vis

sur l’aire d’autoroute

où s’en allaient les mêmes

sans vouloir embarquer

ta très veuve guenille 

ton déguisement neuf

 

et toi enfin tu vis

au miroir d’une flaque

que l’orage laissa

beau rond ticket d’entrée

qui tombe de sa poche

à la fin du spectacle

 

et toi enfin du vis

à la fin du spectacle

le spectacle commence

la maison que tu es

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Aurélien Delsaux
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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 15:56

poète celui 

qui dit non

sans tuer personne

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Aurélien Delsaux
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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 18:47

toutes les heures ont sonné

où tu attendais de trouver

femme travail maison enfants

maintenant il faut maintenant

il n'y a plus qu'à vivre vivre

 

mais si dans chaque heure sonnée

auparavant tu n'as plongé

en vie comme au lac de Viviane

respirant au palais tranquille

quotidiennement respirant

 

au tout profond de l'ordinaire

entouré de la mort liquide

risquant chaque jour d'étouffer

comme à la fin du sortilège

si l'oeil refusait le miracle

 

tu pourras compter tes trésors

entasser les jouets d'enfants

tu pourras gonfler jouir mais

tu te noieras cul sur la berge

une meule sèche à ton cou

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Aurélien Delsaux
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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 09:19

les mots ce sont des mots

une balle une balle

poètes et soldats

ne sont pas mêmement

armés et leur courage

n'est pas le même mais

le poète a sa place

il sait sa faiblesse et 

son risque il sait ce que

peuvent les mots et ce

n'est pas rien loin de là

il ne demande pas

à d'autres de tirer

à son signal son vers

vise ou manque sa cible

seul parfois on le tue

 

quant à vous qui jetez

du haut de vos tours mots

formules maléfices 

pour que d'autres que vous

tirent turent blessent meurent

soyez maudits c'est tout

que pas un homme ne

vous fasse jamais du

mal vous blesse ni tue

soyez maudits c'est tout

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Aurélien Delsaux
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 18:39

bien qu'une petite limace

méticuleusement en lèche

à chaque instant les parois sales

 

bien que s'y balancent des algues

régulières et alanguies

sans une vague au-dessus d'elles

 

bien que de petits poissons

phosphorescents ou colorés

tournent en rond et sous des rocs

se cachent dès que l'oeil s'approche

 

bien qu'un crabe patiente l'heure

où quelque proie près de sa pince

passe, et que des mollusques songent

enfoncés au sable d'argent

aux monstres qu'ils auraient pu être

 

bien que la tige d'un lotus

se dresse jusqu'à la surface

jusqu'à ce calme lentement

pour un jour offrir le parfum

enchanteur de sa fleur solaire

 

l'âme n'est pas un aquarium

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Aurélien Delsaux
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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 22:23

c'est un pas qui vient de loin

c'est un pas en toi depuis longtemps

qui ne décidera pas de tout

qui a depuis longtemps de tout décidé

c'est ce pas pensé chaque jour

que tu fais enfin

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Aurélien Delsaux
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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 17:24

faut être juste sous la bonne branche

pour voir

le ventre blanc de l'écureuil

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Aurélien Delsaux
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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 18:09

LE PREMIER CHARBONNIER: Et pourtant, c'est nous, les piliers de la société. Si on ne vous livrait plus le charbon vous n'auriez plus de feu pour faire la cuisine, pour vous chauffer, pour faire tourner les usines; vous n'auriez plus de lumière dans les rues, dans les magasins, chez vous! Vous vous imaginez dans le noir et dans le froid?... Et voilà pourquoi on sue comme des damnés, à vous apporter ce foutu charbon... Qu'est-ce qu'on récolte en échange?

L'AVOCAT, à la fille d'Indra: Aide-les! - - - (Silence.) Que l'égalité parfaite ne soit pas possible, je le comprends, mais qu'il puisse y avoir de tels écarts??

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Aurélien Delsaux - dans choses lues
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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 22:00

PRENEZ-VOUS LA TÊTE

 

AVANT QU'ON VOUS LA PRENNE

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Aurélien Delsaux
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